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    Parution du jour

    Si comme moi vous avez du mal à vous y retrouver parmi toutes ces maisons d'éditions et que vous ne vous souvenez pas des dates de parution voici mon nouveau rendez-vous dans lequel je vous parle des parution du jour si vous avez d'autres titres de livre n'hésitez pas ça me fera plaisir :)

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    Luxuria… Luxure… Luxurieux…

    Cela sonne comme une déclinaison. Ou un mantra, charnel et voluptueux, que l’on pourrait se plaire à réciter. Gageons que les habitués du Luxuria préféreront s’abandonner à la sensualité plutôt qu’en disserter.

    C’est sans aucun doute l’intention d’Axir, puissant démon à la réputation sulfureuse. Réputation fondée ou soigneusement entretenue ? Naalys, ange de son état et objet d’une cour assidue de la part du démon, ne va pas tarder à découvrir.

    Couverture de La contre-heure

    « Au milieu de la classe, une petite coiffée d’un chou marron le fixait derrière un épais binocle en tremblant. Elle expectorait de temps en temps un nom grec ou latin quand Gilles posait des questions d’étymologie ou de mythologie, avec une parfaite exactitude, avant de retomber dans son mutisme frileux. Gilles aimait bien les grosses maghrébines blondes qui ne comprenaient rien, qui lui soutenaient que le mot « aléa » n’existe pas, qui lui parlaient de l’allégorie de la Caserne si ce n’est de la Taverne, mais témoignaient les unes aux autres une telle amitié généreuse, et une telle joie de vivre, qu’il en était ému. Elles le maternaient et le respectaient profondément. Il le leur rendait bien. Colmatant les brèches, les autres gamines menaient une vie végétative, hagarde. »

    Gilles est professeur de philosophie dans un lycée. Il est séduisant, brillant, un brin iconoclaste, témoin halluciné de la médiocrité moderne. Ce jour de rentrée commence bien mal puisque Victoire, une élève de première, s’est défenestrée du troisième étage du lycée. Une nouvelle année de débâcle dans les couloirs de l’Éducation nationale ? Une jeune femme aux yeux verts y apparaît pourtant, qui pourrait changer le monde. D’une écriture claire et féroce, Sébastien Hoët réussit un premier roman à la forte personnalité, qui, avec intelligence et humour, n’épargne pas grand monde.

    Couverture de Camp 113 - Se taire est impossible…

    « Face à nos conditions de détention inhumaines, notre commissaire politique français, Georges Boudarel, reste de marbre. Il en est ignoble ! Pire, lui qui écrira dans sa biographie que sa « motivation » principale pour rejoindre le Vietminh fut « le dégoût d’un monde de violence et de mépris », participe à l’affaiblissement physique et moral de ses compatriotes en mettant en oeuvre tout un processus de manipulation mentale, de lavage de cerveau, destinés à retourner les prisonniers survivants, à convertir les « ennemis de classe » que nous sommes en « combattants de la Paix », c’est-à-dire en promoteurs de l’idéologie marxiste-léniniste, pour que nous en fassions l’apologie lorsque nous serons de retour en France. Nous convertir au communisme, nous dresser contre la France et son gouvernement : telles sont les missions que lui a confiées Hô Chi Minh. L’humiliation permanente que constituent nos conditions de vie vise à l’avilissement des internés. Notre personnalité et notre dignité sont bafouées en permanence pour éradiquer nos valeurs et nos convictions et, ainsi, finir par tuer l’homme que nous étions pour en faire émerger un nouveau. » Wadyslaw Sobanski, fils d’émigré polonais, fut employé dès l’âge de 13 ans dans les mines du nord de la France. Pour échapper à une vie misérable et sans perspective, il s’engagea à 20 ans dans l’armée française, ce qui le conduisit en 1951 en Indochine. Quelques jours avant son retour en métropole, il tomba aux mains du Vietminh et passa 409 jours dans le pire de ses camps d’internement, pour ne pas dire d’extermination : le camp 113. Il en fut l’un des rares survivants. Des années plus tard, la réapparition de son tortionnaire, un Français passé à l’ennemi, l’amène à entreprendre le combat de sa vie : le faire condamner pour crimes contre l’humanité, malgré l’amnistie dont il a bénéficié, puis faire voter une loi rendant de tels crimes inamnistiables. Un combat qui n’est toujours pas terminé à ce jour… Ce livre, témoignage terrifiant et bouleversant pour l’Histoire, raconte aussi la résilience d’un homme, toujours debout, combatif et porté par ses convictions à bientôt 88 ans.

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